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Il en est de même des populations côtières, de la faune et de la flore quand "l'in-fortune de mer" dégénère en catastrophe
écologique. Mais il est un grand responsable qui échappe régulièrement à toute sanction et qui devrait normalement être en
première ligne pour écoper des peines les plus lourdes : c'est l'État du Pavillon et son théorique "lien substantiel"
(genuine link) avec le navire, sorte de cordon ombilical qui le relie au navire tout au long de sa vie tant qu'il bat ses
couleurs ! Car c'est bien lui qui a compétence sur "son" navire en l'enregistrant sous son pavillon. C'est donc à ce même État de bien veiller au respect des conventions qu'il a lui même ratifiées, par tous les navires immatriculés dans son registre. C'est à lui de surveiller le bon état de navigabilité de chacun de ceux-ci lors du renouvellement des certificats comme l'important Permis de Navigation, et ce au cours de visites annuelles diligentées par des inspecteurs compétents. Mais hélas ce n'est pas toujours le cas pour des petits pays qui n'ont bien souvent aucune tradition maritime et encore moins une administration spécialisée en arrière ! |
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Mais il y a peut-être une autre solution, le challenge n'est pas insurmontable : Imaginons un
navire immatriculé à un registre douteux, dans le collimateur de toutes les instances précitées, qui aurait un casier loin d'être
vierge avec un nombre important de déficiences mineures et majeures décelées lors de contrôles de l'État du Port, ayant entraîné des
jours de rétentions à ce navire sous norme au cours de ces dernières mois; donc un bien lourd passé en vérité qui apparaîtrait au
grand jour à la suite d' une catastrophe maritime de grande ampleur, avec naufrage et pertes en vies humaines, se traduisant aussi
par une pollution majeure ! N'est-il pas possible dans ce cas d'espèce que l'État Côtier victime de la marée noire ainsi que les familles des marins disparus portent plainte devant le Tribunal International du Droit de la Mer, TIDM ou ITLOS (International Tribunal for the Law Of the Sea)? Ce tribunal existe, il siége à Hambourg, et est l'institution judiciaire créée par la Convention des Nations Unies de Montego Bay de 1982 pour le droit de la Mer (UNCLOS : United Nations Convention for the Law Of the Sea). Il a été mis en place par une convention des Nations Unies intitulée "Règlements des différends". Composé de 21 membres dont un français, Mr Jean-Pierre Cot. Ce tribunal est pour le Droit de la Mer, l'équivalent de la Cour Internationale de Justice de La Haye (CIJ). Tout comme la CIJ , le TIDM est une juridiction inter étatique, compétente pour trancher des litiges entre États. |