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L’ouverture de la séance commence par une question du président de la CAMM, " les politiques actuels sont-ils bien au courant de ce qui se passe dans le monde maritime et en particulier à bord des navires marchands avec la présence d’étrangers ? "
L’annonce du RIF a retiré 20% des navigants d’où ce manque d’officiers français aggravé par le départ prématuré des 5ème année dans les cinq ans qui suivent l’obtention de leur brevet. Qui va gérer la marine marchande suite "aux étrangers français" au poste de commandant ? Le texte présenté, c’est la goutte d’eau qui va entraîner la déchéance de notre marine marchande. M. Revet demande, pour "recaler" notre réunion dans le contexte des modifications à venir du texte proposé au RIF, ce que nous en pensons. |
(pour rappel) avenir de la flotte de la marine marchande et de ses états majors La création stable au sein des armements comme le demande l’application du code ISM de transmettre une volonté de porter au plus haut la navigation par une motivation sans cesse renouvelée La mise en internalisation directe par l’emploi de mercenaires Esprit d’une culture maritime avec la conviction et le désir d’enseigner aux jeunes le métier Pour l’application du plan Vigipirate, le commandant possède des recommandations confidentielles : que se passe-t-il avec un commandant étranger ? (pour rappel) le législateur doit enfin prendre position Un pavillon français sans français : mise en exergue de la responsabilité du législateur quant à la vision qu’il a de l’avenir de marine marchande Française. Si la volonté est uniquement de faire flotter le pavillon pour répondre aux souhaits des armateurs en ne prenant aucune mesure pour soutenir et protéger l’emploi de marins Français de façon pérenne, il est certain que le pavillon Français deviendra purement un pavillon de complaisance et cela dans un délai très court. Il est clair que la démotivation des jeunes envers la profession en sera renforcée entraînant la perte du savoir-faire Maritime et Para-Maritime. Une politique des codes ISPS et ISM entraînant la responsabilité du commandant: avons insisté sur les conséquences de la disparition de tout lien substantiel entre le navire et le pavillon et des risques pris par l’état dans les domaines de la sécurité, de la sûreté et de l’environnement si le Capitaine n’est pas un ressortissant Français. Rappelé que le Capitaine est à bord celui qui est en charge de faire respecter les obligations de l’état (compétence exclusive de l’état et non de l’UE). Les textes internationaux ISPS et ISM ainsi que les dispositions nationales ont assigné un rôle primordial au Capitaine dans leurs mises en œuvres. Il semble donc totalement incohérent que le projet de loi réduise ses prérogatives et son autorité légale. Quant à l’idée de le mettre sous le contrôle du procureur de la république, elle nous semble "ubuesque" dans son application, et posera de toutes les manières des graves problèmes de légalité voir de non constitutionnalité si un Capitaine étranger est en charge de son application. Avons demandé si les conséquences en matière de sûreté et de relations avec les différents services de l’état concernés par la défense et le renseignement ont bien été appréhendés par les services de l’état en cas de crise majeure. Cela ne semble pas avoir été le cas au regard des réactions du sénateur Revet…. Avons insisté (au cas ou hélas la loi devrait passer en l’état) pour la mise en place d’une commission d’attribution des autorisations d’accès à la fonction qui comprennent des représentants de la profession (association, syndicats, armateurs…) et des différents services de l’état concernées par les affaires maritimes et l’action de l’état en mer. Ces autorisations ne devront en aucun cas dévaloriser les fonctions de Capitaine ni instaurer sous un même pavillon des obligations différentes entre des Capitaines nationaux et non-nationaux. Pour conclure, la fonction de Capitaine de navires n’est pas assimilable à celle des autres membres d’équipage, par sa spécificité en matière de responsabilité et de pouvoir qui entrent dans la sphère des droits souverains d’un état. Se désengager c’est couper le lien substantiel entre l’état et le pavillon. Voyant chaque jour la diminution dramatique tant en qualité qu’en quantité des équipages, si le dernier verrou saute, nous allons jouer "chronique d’une mort annoncée" dans un temps très court. Il est fort dommageable que nous n'ayons eu que 45 minutes pour exposer nos sentiments et nos craintes. |
- L’article de Me Odier sur la nationalité du capitaine
- Les points résumant les diverses communications des intervenant lors du colloque sur le pavillon les 2 et 3 mars 2007 faits par le Commandant Jean-Paul DECLERQ de l’AFCAN
- La conclusion du séminaire HSM sur le "devenir de l’officier de la marine marchande" du 6 avril 2006