L’actualité maritime est une nouvelle fois dominée par la piraterie. Malheureusement, tout porte à croire que ce ne sera pas la dernière.
Le golfe d’Aden est devenu une des zones les plus dangereuses où naviguer. De même qu’au large, en océan Indien, puisqu’on note des attaques à plus de 300 milles des côtes somaliennes. Certes, les actions menées par les forces armées françaises sont efficaces, pour le moment. Mais ce sont des actions de « réaction », et non de « prévention ». Et de réaction en réaction …
- Oui, il est certainement difficile de mettre en place une politique de prévention, tellement la zone est grande et fréquentée, et il faudrait une unité politique onusienne, à tout le moins, européenne.
- Des accompagnements individuels ? c'est possible, mais il va falloir beaucoup de navires accompagnateurs (80 navires par jour au détroit de Bab el Mandeb).
- Des convois de navires ? un convoi n’avance qu’à la vitesse du navire le plus lent. Comment concilier des intérêts économiques différents ?
- Des escortes ? Ce n'est pas toujours compatible avec la cargaison, la drôme de sauvetage, sans compter les ralentissements pour l'embarquement et le débarquement des hommes et des armes.
- Et ensuite ? personne n’a encore proposé une modification des codes ISM et ISPS imposant des stages de close-combat aux marins. Pour combien de temps ?
Un capitaine est parti. Comme le chantait Brassens, « jamais son trou dans l’eau ne se refermait… ». Le président TROCHERIS navigue désormais sur d’autres mers, dans nos mémoires.
Bon vent, belle mer
Cdt Hubert ARDILLON
Président
| Nota : |
accompagnement =
escorte = |
navire escorteur
hommes armés à bord |
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