| Conteneurs : arrimage, gerbage, saisissage, des points cruciaux pour la sécurité du transport, du navire et de l’équipage, les planificateurs sont aussi concernés. |
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La sécurité des navires, des équipages et de l'environnement est parfois compromise par la volonté de respecter les rotations et de limiter le plus possible le séjour des navires dans les ports, affirme un rapport britannique.
Dans un rapport d'enquête sur l'effondrement d'une pile de conteneurs sur le PC «Annabella» en février 2007, le Marine Accident Investigation Branch (MAIB) met en garde contre les effets négatifs d'une recherche trop poussée d'une efficacité purement économique. Selon le MAIB, l'accident dans la mer Baltique illustre le besoin d'un code de bonne conduite pour garantir la sécurité des navires et des équipages dans un contexte où la manutention de conteneurs doit se faire de façon de plus en plus rapide. Une surcharge sur les conteneurs inférieurs et un arrimage trop faible ont été à la base de l'effondrement d'une pile de sept conteneurs de 30 pieds sur l'«Annabella». |
| Les problèmes d’arrimage des conteneurs posent ceux des responsabilités aux divers échelons. Voici le courrier d’un de nos collègues passé à terre. |
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Il y a quelques temps, nous avons opéré un navire affecté à un service transatlantique. Ce navire a connu un événement de mer : la perte de plusieurs conteneurs lors de sa traversée dans l’atlantique nord, avec de très mauvaises conditions météo.
Les pontées concernées par le désarrimage ont été chargées au dernier port. Cause possible du désarrimage : des conteneurs lourds ont été chargés sur des plus légers. Ceci s’explique du fait d’un surbooking et de conteneurs prioritaires en déchargement qui devaient être arrimés ensemble sur une même bay (block stow).
Nous ne pouvions que charger les espaces disponibles à bord, principalement en pontée du fait que c’est le dernier port export. En raison de ce surbooking le navire est parti en laissant le moins de conteneurs à terre, car seul l’aspect commercial a été pris en compte. Le bord et le planner de la compagnie avaient reçus l’arrimage du navire avant l’appareillage sans émettre une observation sur l’arrimage. |
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Ce document, CSM, est il destiné aux opérateurs de manutention ?
Il s’agit souvent de plan de chargement type, bien loin de la réalité des choses. Pour exemple la dernière « TIER » ou plan de conteneurs est prévue en chargement de conteneurs vides alors qu’il n’y a pas de vides à charger, et le planner vous indique dans ses instructions d’arrimage de mettre des conteneurs pleins. Si ce document est destiné aux manutentionnaires, comment doit-il être utilisé ? Les terminaux n’utilisent pas les mêmes logiciels que les navires car les buts sont différents. Le terminal doit charger en respectant des instructions plus ou moins précises du planner, ceci dans un minimum de temps à quai pour le navire, le bord lui se préoccupe des conditions de navigabilité et de sécurité. A noter que peu de logiciels à bord analysent la répartition des poids dans les piles et les «tiers». |
| Aux questions posées par notre ancien collègue voici ce que répond PIZON qui a eu le « plaisir » d’avoir à jongler avec les conteneurs. |
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Tout dépend du contrat de manutention, qui doit spécifier les conditions d'initiative laissées à l'acconier si le plan de chargement ne spécifie pas l'arrimage exact de chaque conteneur.
S'il y a des modifications de dernière minute sur le plan de chargement, il faut alors appliquer le vieux principe en cas d'instruction orale : envoyer un fax précisant que telle disposition sera prise, conformément aux instructions orales reçues. La règle à respecter scrupuleusement est le poids total par pile, et le respect des « tiers » réservées aux conteneurs vides. |